Un papier synthétique est fabriqué en polyéthylène ou en polypropylène plutôt qu’en fibres de bois, ce qui le rend résistant à l’eau et à la déchirure là où un papier ordinaire se déchire ou gondole. Il coûte plus cher et sèche autrement à l’impression, deux raisons de le réserver aux pièces vraiment exposées dehors ou à l’humidité plutôt qu’à l’ensemble d’un projet.
À retenir
- Réservez le papier synthétique aux pièces vraiment exposées à la pluie ou à l’humidité, car il coûte plus cher.
- L’encre sèche plus lentement sur ce support qui ne l’absorbe pas, ce qui change la planification de la commande.
- Pour une pièce écrite et effacée souvent au marqueur, une pièce plastifiée reste un meilleur choix.
Ce texte explique ce qui distingue ce support, les imprimés d’une PME québécoise qui en profitent vraiment, et ce que sa fabrication change à l’impression. Le choix d’un papier ordinaire selon son grammage et sa texture, sujet distinct, est déjà couvert dans notre guide sur le grammage et le type de papier.
Qu’est-ce qui distingue le papier synthétique d’un papier ordinaire ?
Un papier synthétique ne contient aucune fibre de bois. C’est un film plastique, le plus souvent en polyéthylène haute densité, recouvert d’une couche qui lui donne une surface imprimable proche de celle du papier.
Polyart, un fabricant qui fournit ce type de support à l’industrie de l’imprimerie, décrit un matériau résistant à l’eau, aux graisses, à la plupart des produits chimiques courants et à la déchirure dans les deux sens, tout en restant dimensionnellement stable de moins 60 à 60 degrés Celsius. Un papier ordinaire abandonné sous la pluie gondole en quelques minutes. Un papier synthétique garde sa forme.
Autre différence utile pour la production : un papier synthétique n’a pas de sens du fil comme un papier ordinaire, ce qui lui permet d’être découpé dans n’importe quelle direction sans risque de fissure le long d’un pli.
Quels imprimés d’une PME québécoise ont vraiment besoin d’un papier qui résiste à l’eau ?
4 situations reviennent le plus souvent chez les entreprises qui nous en parlent.
La fiche descriptive glissée dans le porte-document extérieur d’une pancarte immobilière est la plus fréquente. Elle reste dehors des semaines, exposée à la pluie et à la neige fondante, et un papier ordinaire y devient illisible après une seule averse. Notre article sur les outils graphiques d’un agent immobilier couvre l’ensemble de ses besoins visuels; celui-ci se concentre sur ce cas précis.
La fiche ou l’étiquette de pépinière et de jardinerie, arrosée plusieurs fois par jour au même rythme que les plants qu’elle identifie, vient en deuxième.
L’affiche de chantier ou de vitrine laissée en place plusieurs mois, exposée aux intempéries sans protection supplémentaire, vient en troisième. Notre article sur l’affiche grand format couvre déjà le choix entre papier, vinyle et toile pour l’extérieur; le papier synthétique s’ajoute à cette liste quand un fini de type papier reste préférable à celui d’un vinyle.
Le document remis en main propre dehors, sur un chantier ou lors d’un événement extérieur, complète la liste : plan, feuillet technique ou fiche remis à quelqu’un qui doit le consulter sous la pluie ou avec des gants.
Le papier synthétique remplace-t-il une plastification ?
Non, les deux répondent à un besoin différent. Une pièce plastifiée est un papier ordinaire recouvert après impression d’un film protecteur, souvent pour être écrite et effacée au marqueur. Un papier synthétique est résistant à l’eau dans sa matière même, avant d’être imprimé, et n’est pas pensé pour être écrit puis effacé de façon répétée.
Le choix se décide donc par l’usage. Une pièce qu’on veut écrire et effacer chaque jour reste un candidat pour une plastification. Une pièce imprimée une fois et destinée à rester dehors sans qu’on y écrive ensuite se prête mieux au papier synthétique.
Pourquoi l’encre met-elle plus de temps à sécher sur un papier synthétique ?
Parce qu’un papier synthétique n’absorbe pas l’encre. Sur un papier ordinaire, l’encre sèche en partie par absorption dans les fibres. Sur un papier synthétique, elle ne peut sécher que par oxydation à sa surface, ce qui prend plus de temps et change la façon de planifier une commande.
Yupo, un autre fabricant de ce type de support, documente ces réglages pour ses imprimeurs partenaires : il recommande d’aérer les feuilles de 1 à 2 heures avant manipulation lorsqu’un vernis à base d’eau est appliqué, et d’attendre que l’encre soit prise dans le cas contraire. Pour un travail recto verso, le second côté ne devrait être imprimé qu’entre 24 et 48 heures après le premier, pour éviter qu’une image fantôme ne se marque au verso. Le fabricant recommande aussi de ne pas dépasser environ 7 000 feuilles à l’heure sur presse, et de garder l’atelier à une température autour de 20 à 24 degrés Celsius avec une humidité de 40 à 50 %.
Concrètement, une commande sur papier synthétique doit être planifiée avec plus de marge qu’une commande ordinaire, surtout si l’impression se fait des deux côtés de la feuille.
Le papier synthétique coûte-t-il plus cher, et pourquoi ?
Oui, systématiquement. 3 raisons l’expliquent, sans qu’aucune ne soit un prix que nous pouvons afficher ici sans connaître votre projet.
La matière elle-même coûte plus cher qu’une feuille de papier ordinaire. L’encre doit souvent être formulée différemment pour bien adhérer à une surface qui n’absorbe rien. Et le temps de presse augmente, la vitesse de tirage étant plus basse et le séchage plus long, comme l’indique le fabricant cité plus haut.
Le bon réflexe est de réserver ce support aux pièces qui en ont vraiment besoin plutôt qu’à l’ensemble d’un projet, et de demander une soumission précise une fois l’usage réel de la pièce établi.
Comment savoir si votre projet a vraiment besoin de papier synthétique ?
3 questions suffisent pour trancher avant de commander.
Est-ce que la pièce restera dehors ou dans un environnement humide plus d’une journée ? Un imprimé qui passe quelques heures dehors avant de revenir au sec n’a pas besoin de cette résistance.
Est-ce que la pièce doit rester intacte sans qu’une personne intervienne pour la protéger ? Une fiche qu’un préposé peut essuyer ou remplacer facilement chaque semaine n’a pas la même urgence qu’une pancarte laissée seule dans un champ.
Est-ce que le budget du projet permet d’absorber un coût de matière plus élevé pour la poignée de pièces concernées ? Nous évaluons ces devis au cas par cas dans nos 20 villes desservies au Québec, de l’hiver de Saguenay aux étés humides de la Montérégie, où les écarts de température exposent réellement un imprimé extérieur aux deux bouts de sa fiche technique.
Une réponse affirmative aux 3 questions justifie le papier synthétique. Une seule réponse négative devrait ramener la discussion vers une option plus économique. Demandez votre devis gratuit pour évaluer le bon support selon l’endroit où votre imprimé passera sa vie utile.
Quelles questions les entreprises posent-elles avant de commander sur papier synthétique ?
Le papier synthétique est-il recyclable ?
Cela dépend du programme de recyclage local et du type exact de plastique utilisé. Certains papiers synthétiques se recyclent avec les plastiques rigides, d’autres non, et il faut vérifier auprès de votre municipalité plutôt que de présumer une réponse universelle.
Peut-on écrire à la main sur un papier synthétique ?
Oui, avec un crayon à base d’huile ou un marqueur permanent, mais pas avec un stylo à encre ordinaire qui glisse sur une surface non absorbante. Si la pièce doit être écrite et effacée souvent, une pièce plastifiée reste le meilleur choix.
Le papier synthétique remplace-t-il une pochette plastifiée ?
Non. Il résiste à l’eau dans sa matière avant impression, alors qu’une pochette plastifiée protège un papier ordinaire déjà imprimé. Les deux ne visent pas le même usage, et l’un ne rend pas l’autre inutile.
Peut-on imprimer recto verso sur un papier synthétique ?
Oui, mais avec un délai à prévoir entre les deux passages, généralement de 24 à 48 heures, pour laisser sécher le premier côté et éviter qu’une image ne se marque au verso.
Le papier synthétique convient-il à tous les procédés d’impression ?
Il convient à l’impression offset et numérique, mais il exige une encre adaptée à une surface non absorbante. Vérifiez toujours avec votre imprimeur avant d’envoyer un fichier pensé pour du papier ordinaire.
Le bon support se choisit avant le design, pas après la livraison d’un imprimé abîmé. Contactez Agence V pour votre soumission gratuite et déterminer si votre projet a vraiment besoin de papier synthétique.